Introduction
Les plus anciennes traces d'une présence humaine à Yverdon-les-Bains remontent au néolithique. Elles sont attestées par le champ des menhirs de Clendy, remis en valeur en 1986. La tradition aime à répéter que le petit bourg helvète d'Eburodunum faisait partie des douze cités incendiées par leurs habitants lors de leur émigration en Gaule. Faute de documents, on en est réduit à se contenter de cette hypothèse pour relier l'Yverdon anté-historique aux commentaires de Jules César. Toutefois, des découvertes archéologiques très récentes, et qui ont mis à jour un pavage de ruelle et une palissade supposée border un village, semblent donner quelque consistance à ce postulat. Yverdon entre véritablement dans l'histoire avec la reconstruction par les Romains du village abandonné par les Helvètes. Modeste cité regroupant un millier de soldats, artisans et bateliers, elle n'en exploitait pas moins la source thermale qui existe encore de nos jours et en amenait l'eau à l'intérieur du Castrum, situé à l'emplacement du cimetière actuel, au moyen de tuyaux dont plusieurs vestiges ont été mis à jour.
1260 : le noyau de la ville actuelle est construit
Après la disparition de l'Eburodunum romain suite aux invasions barbares, et avec l'absence de documents du haut Moyen Age, ce n'est qu'au XIIIe siècle qu'Yverdon affirme sa présence grâce à son appartenance savoyarde. Ayant hérité de la seigneurie d'Yverdon, Pierre de Savoie comprit rapidement la nécessité de créer un centre urbain lui procurant une base solide dans la région: c'est ainsi qu'en 1260, il fonda de toutes pièces la "ville neuve" tant pour des raisons militaires que géographiques. Sur les plans anciens et sur les photographies aériennes, on reconnaît fort bien ce lieu fermé qui est encore le cœur de la ville actuelle, avec sa forme elliptique, enserrant les trois rues étroites de l'époque. Au cours des siècles, ce noyau trop compact éclata et la population grandissante s'installa hors des murs où l'espace disponible était alors quasi illimité. C'est pourquoi la ville présente aujourd'hui encore un tel éparpillement de maisons et de blocs locatifs qui, peu à peu, ont formé des quartiers nouveaux. De 2'000 habitants au XVIIIe siècle, on a passé à 8'000 en 1900, 12'000 en 1950 et quelque 30'000 en 2016. Dès sa création, la prédominance économique de la petite cité fut marquée par la tenue d'un marché tous les jeudis et d'une foire annuelle de trois jours en automne. Yverdon, place forte, "clé du Pays de Vaud", était le lieu de passage ou de croisement pour les relations commerciales, non seulement dans l'axe Léman-Neuchâtel, mais encore entre Plateau et outre-Jura. Le trafic par la Thièle et le lac d'une part, par des routes favorables d'autre part, donna aux bateliers et charretiers une importance grandissante. Compagnies et corporations de métiers s'y développent.
Guerres, incendies et retour à la stabilité sous le régime bernois
Après environ trois siècles d'appartenance savoyarde, Yverdon-les-Bains subit les contrecoups des guerres de Bourgogne et des expéditions militaires des Confédérés. Après avoir été incendiée en 1476, elle renonce en février 1536 à résister après quelques jours de siège et se rend aux troupes de Naegeli: la période bernoise commence. Après les troubles du XVIe siècle, et alors que la confusion et la guerre règnent encore dans les pays voisins, les Yverdonnois connaissent une période d'ordre et de paix grâce à un gouvernement ferme, mais équitable. Murailles, tours, clochers sont reconstruits et consolidés, des magasins, entrepôts et halles nouvelles sont édifiés. Berne s'intéresse très activement à la création et au développement des écoles: en 1618 est créé ce qui deviendra plus tard le collège secondaire. Pour faciliter le commerce local, les routes principales sont refaites et entretenues et un service postal régulier est institué. Enfin, le canal d'Entreroches est aménagé. Il assure la communication par eau entre Cossonay et le lac de Neuchâtel; de là, le trafic continue par l'Aar et le Rhin. On apprend même avec surprise qu'au milieu du XVIIIe siècle un bateau ponté s'en va chaque printemps d'Yverdon jusqu'à Londres !
Les années lumières du XVIIIe : Jean-Jacques Rousseau, Haldimand et naissance d’Yverdon-les-Bains !
La seconde moitié du XVIIIe siècle fut pour Yverdon-les-Bains la période la plus brillante de sa vie intellectuelle: le savant Elie Bertrand fonde la société économique d'où seront issus le Musée et la Bibliothèque publique. Le célèbre imprimeur de Félice installe ses presses à la rue du Lac. Il en sortira la grande Encyclopédie, œuvre de réputation européenne de 58 volumes. Jean-Jacques Rousseau se réfugie chez son ami Roguin. En 1762, il fait présenter son opéra "Le Devin du Village" dans la grande salle de l'Hôtel de Ville. De grands capitaines et stratèges s'enrôlent au service étranger et reviennent finir leurs jours dans leur ville natale: les Doxat, Haldimand, Roguin, Treytorrens, Pillichody et combien d'autres. Dans notre petite cité de 2'000 habitants, on tient salon, on reçoit, on danse, on donne concerts et théâtres. L'Etablissement des Bains connaît un regain de faveur: la société la plus distinguée s'y réunit. De là est venue l'appellation flatteuse de "Yverdon-les-Bains" qui dura jusqu'à la fin du XIXe siècle et que la renaissance des Bains a fait officialiser en 1981.
Des atouts historiques
De ce passé vivant, la ville a conservé, en tout ou partie, des édifices caractéristiques et beaucoup de motifs architecturaux intéressants. Mentionnons les plus remarquables: l'Hôtel de Ville (1769), l'édifice adjacent (appelé Hôtel de Ville no 2) anciennement "Logis" de l'Aigle Royal, le Temple national (1757) dont la façade Louis XV rappelle celle de Saint-Ours à Soleure, les belles maisons de la place Pestalozzi, des rues du centre historique et, aussi, la villa d'Entremonts (1778) à l'avenue des Bains.
Le grand pédagogue Henri Pestalozzi
La Ville d’Yverdon-les-Bains doit aussi beaucoup au pédagogue Henri Pestalozzi, grâce auquel elle est connue dans le monde entier. Sa gloire a rejailli sur la cité thermale: précurseur de la pédagogie moderne, ses méthodes, révolutionnaires pour l'époque, sont aujourd'hui connues partout dans le monde. Nombreux sont les visiteurs d'Europe, d'Asie ou d'Amérique qui viennent à Yverdon-les-Bains lui rendre hommage.
Pour plus d'information sur Henri Pestalozzi, vous pouvez vous rendre sur le site internet du Centre Pestalozzi.
Pour plus d'information sur l’histoire d’Yverdon, vous pouvez consulter le Dictionnaire historique de la Suisse.
Les président-e-s du Conseil communal d’Yverdon-les-Bains depuis 1815
Le premier Conseil communal d’Yverdon se réunit à l’Hôtel de Ville le 7 décembre 1815 sous la présidence de Jean-Louis Doxat. Le corps législatif, composé de 54 membres, est désigné en 19 tours par l’assemblée électorale des citoyens actifs (environ 130 personnes répondant à des critères de sexe, d’âge, de statut et de domicile). Le président Doxat est nommé par le Conseil communal au scrutin secret.
Depuis 1803 et la création du nouveau canton, la commune était régie par une seule autorité communale, soit la Municipalité, composée d’un syndic, de deux adjoints et d’un Conseil municipal de 8 à 16 membres. La constitution cantonale de 1814 institue le principe de la double autorité : exécutive (la Municipalité) et délibérante (le Conseil communal ou général).
En plus de 200 ans, 130 présidents se sont succédé au conseil communal, exerçant des mandats plus ou moins longs selon les possibilités offertes par les constitutions en vigueur.
L’élection du président et la durée du mandat
En 1814, le Conseil communal est obligatoirement présidé par le syndic. Dès 1831, cette règle est abolie et le président est élu par ses pairs parmi les conseillers. Le syndic et les autres municipaux peuvent également être membres du conseil et donc potentiellement être élus à cette fonction.
Le président est élu en novembre pour un mandat de deux ans. Il est rééligible.
Dès 1845, la durée de la législature passe de six à quatre ans et le Conseil communal, nomme son président pour deux ans et son secrétaire pour quatre. Comme auparavant, le corps législatif nomme ensuite la Municipalité parmi ses membres de plus de 25 ans. Le syndic et les autres municipaux ne sont en revanche plus éligibles aux fonctions de président du Conseil communal.
Avant l’entrée en vigueur effective du tournus annuel en 1889, certains présidents ont occupé la fonction durant de nombreuses années consécutives : c’est le cas de Louis Christin-Perceret qui est à la présidence durant 10 ans de 1832 à 1841. D’autres ont été réélus à plusieurs reprises, comme John Landry entre 1879 et 1880, entre 1882 et 1886 et en 1900 ou encore Albert Perusset en 1892, 1896 et 1903.
Quelques années après leur présidence, certains entrent à l’exécutif de la ville comme municipaux ou directement comme syndics, à l’instar du même John Landry en 1906. C’est ainsi qu’en plus de 200 ans, huit présidents sont devenus syndics (soit ¼ des syndics), tandis qu’aux 20e et 21e siècles une trentaine sont devenus municipaux.
D’autres poursuivent leur carrière au niveau cantonal ou fédéral occupant parfois tous les échelons de l’appareil étatique. Ainsi, entre 1842 et 1844, le notaire Louis de Miéville cumule les mandats de président du Conseil communal et président du Grand Conseil. Sa carrière politique débute en 1832 comme député, charge qu’il occupe jusqu’en 1845, puis de 1853-1870 ; il est conseiller d’Etat de 1844 à 1845, avant de terminer sa carrière comme conseiller national entre 1857 et 1876.
Douze femmes ont accédé à la fonction. La première, la socialiste Antoinette Martin, en 1972, donc bien après l’entrée en vigueur au niveau cantonal et communal du droit d’éligibilité que les femmes ont acquis en 1959. Pionnière à Yverdon, Antoinette Martin sera d’ailleurs aussi la première femme élue à la municipalité en 1983.
Entrée en fonction
Dès 1831, le président entre en fonction le 1er décembre, après l’assermentation du Conseil communal. À la fin du 19e siècle, la nomination du bureau du Conseil se fait à la majorité absolue directement après les élections, qui ont lieu tous les quatre ans en novembre. En cours de législature, le renouvellement du bureau a lieu en janvier ou février de chaque année.
Avec le passage à la législature à 5 ans (2006), le mandat de président débute désormais au 1er juillet de chaque année.
LISTE DES PRÉSIDENT-E-S
L'information sur l'appartenance partisane est régulièrement disponible dès 1909 seulement (listes électorales, composition du bureau, registres des votations-élections).
Année(s) | Nom | Prénom | Parti |
nov. 1815-1816 | DOXAT | (Jean-) Louis | Inconnu |
1817-1823 | ROGUIN | Auguste | Inconnu |
1824-1831 | CORREVON-DE-MARTINES | Pierre-François | Libéral-Conservateur |
1832-1841 | CHRISTIN-PERCERET | Louis | Inconnu |
1842-1844 | DE MIÉVILLE | (Jean-) Louis | Libéral-Conservateur |
1845 | DE GUIMPS | Gustave | Libéral |
1846-1850 | DU TERREAUX | Charles | Inconnu |
1851-mars 1856 | PIGUET | Louis Edouard | Inconnu |
mars 1856-1869 | DE MIÉVILLE | (Jean-) Louis | Libéral-Conservateur |
1870-1874 | DE VOS | Auguste | Inconnu |
1875-1876 | DÉCOPPET | Lucien | Radical |
1877-1878 | BERTSCH | Gabriel | Inconnu |
1879-1880 | LANDRY | John | Libéral |
1881 | POTTERAT | Denis | Radical |
1882-1886 | LANDRY | John | Libéral |
1887-nov. 1888 | BRIERE | Victor | Libéral |
1889 | PIGUET | Armand | Libéral |
1890 | PÉCLARD | Ulysse | Radical |
1891 | AUGSBOURG | Louis | Radical |
1892 | PERUSSET | Albert | Radical |
1893 | BORGOGNON | Jules | Radical |
1894 | BAUDIN | François | Inconnu |
1895 | AUGSBOURG | Louis | Radical |
1896 | PERUSSET | Albert | Radical |
1897 | BAUDIN | François | Démocrate |
1898 | PIGUET | Armand | Libéral |
1899 | TSCHUMY | Albert | Radical |
1900 | LANDRY | John | Libéral |
1901 | COTTIER | François | Socialiste |
1902 | BUJARD | Charles | Libéral |
1903 | PERUSSET | Albert | Radical |
1904 | COTTIER | François | Socialiste |
1905 | PILICIER | Charles | Libéral |
1906 | DESSEMONTET | Charles | Radical |
1907 | FORNALLAZ | Jean | Libéral |
1908 | COTTIER | François | Socialiste |
1909 | PEREY | Alfred | Radical |
1910 | NICODET | Antoine | Libéral |
1911 | COMTE | Ferdinand | Radical |
1912 | MAYOR | Henri | Libéral |
1913 | REYMOND | Gustave | Radical |
1914 | WASEM | Edouard | Libéral |
1915 | DUBOUX | Louis | Radical |
1916 | PASCHOUD | Alexis | Libéral |
1917 | DUBATH | Benjamin | Libéral |
1918 | FISCHER | Ernest | Radical |
1919 | KRAMER | Henri | Libéral |
1920 | TSCHUMY | Albert | Radical |
1921 | PIGUET | Armand | Libéral |
1922 | PETITPIERRE | Jean | Radical |
1923 | FLACTION | François | Libéral |
1924 | CHESSEX | Albert | Radical |
1925 | PILICIER | Charles | Libéral |
1926 | PÉCLARD | Ulysse | Radical |
1927 | LEUBA | Eugène | Socialiste |
1928 | REYMOND | Jean | Libéral |
1929 | SERVIEN | Prosper-Louis | Radical |
1930 | ROBELLAZ | Charles | Libéral |
1931 | THÉVOZ | Marius | Socialiste |
1932 | DECKER | Charles | Radical |
1933 | JACCARD | Pierre | Radical |
1934 | LAVANCHY | Maurice | Socialiste |
1935 | TSCHUMY | Albert | Radical |
1936 | BESSON | Georges | Libéral |
1937 | MATHYS | Charles | Socialiste |
1938 | RESIN | Gustave | Radical |
1939 | BALLY | Constant | Libéral |
1940 | LAVANCHY | Maurice | Socialiste |
1941 | CAND | André | Radical |
1942 | ROSSIER | Emile | Libéral |
1943 | THÉVOZ | Marius | Socialiste |
1944 | PAHUD | Jean | Radical |
1945 | GUISAN | Louis | Libéral |
1946 | MATHYS | Charles | Socialiste |
1947 | MAURER | André | POP |
1948 | BONZON | Arthur | Radical |
1949 | STEINER | Georges | Socialiste |
1950 | PEYTRIGNET | Roland | Libéral |
1951 | MAURER | André | POP |
1952 | KEUSCH | Charles | Radical |
1953 | MAYET | Louis | Socialiste |
1954 | VAUTIER | Jean | Libéral |
1955 | CEVEY | Alfred | Radical |
1956 | MAYERAT | Jean | POP |
1957 | MERCIER | Julien | Socialiste |
1958 | BALLY | Charles | Libéral |
1959 | BASSET | John | Radical |
1960 | MAYERAT | Jean | POP |
1960 | BOULAZ | André | Libéral |
1961 | MAIBACH | Roger | Socialiste |
1962 | BOULAZ | André | Libéral |
1963 | OBERHANSLI | Charles | Radical |
1964 | JACCARD | Jules | Socialiste |
1965 | WAGNIERE | Gilbert | Radical |
1966 | HENRIOUD | Albert | Libéral |
1967 | JACCOUD | Marcel | Socialiste |
1968 | MIEVILLE | Jean-Louis | POP |
1969 | DELISLE | Gustave | Radical |
1970 | PIGUET | Olivier | Entente (Libéral & citoyens indépendants) |
1971 | DELAY | Jules | Socialiste |
1972 | MARTIN | Antoinette | Socialiste |
1973 | CHEVALLEY | Paul | Radical |
1974 | LAVANCHY | Albert | Libéral |
1975 | MARMIER | Henri | POP |
1976 | CLAVEL | Maurice | Radical |
1977 | PACCAUD | Antoine | Socialiste |
1978 | VUILLE-Monnier | Lucienne | Libéral |
1979 | GRANGIER | Gilbert | Socialiste |
1980 | SAVARY | Claude | Radical |
1981 | ROSSET | Robert | Socialiste |
1982 | DOVAT | Gérard | Libéral |
1983 | OLIVARY | Raymond | Socialiste |
1984 | DURUZ | Pierre | Radical |
1985 | FAVRE | Roland | Socialiste |
1986 | KASSER | Daniel | Libéral |
1987 | GUYAZ | Raymond | Radical |
1988 | LAYAZ-Rochat | Christiane | Socialiste |
1989 | FAVRE | Robert | Radical |
1990 | SCHWARZ | Martin | Libéral |
1991 | LEVAILLANT | Jacques | Radical |
1992 | FIVAZ-Stutz | Rosine | Socialiste |
1993 | RANDIN | Roger | Socialiste |
1994 | JUNOD | Gérard | Libéral |
1995 | KLAUS | Jean-Louis | Socialiste |
1996 | DURUZ | Patrik | Radical |
1997 | VON SIEBENTHAL | Daniel | Socialiste |
1998 | BURKHARD | Marc-André | Libéral |
1999 | PASTEUR | Jean-Noël | Radical |
2000 | GRAND-GREUB | Hélène | S&E |
2001 | RUCHET | Jean-Claude | Socialiste |
2002 | PERRET | Adine | Libéral |
2003 | CAPT | Gloria | Radical |
2004 | SAUGY | Nathalie | Socialiste |
2005 | PILLONEL | Cédric | Verts |
2006 janv.-juin | BERNHARD | Maximilien | UDF |
2006-2007 | GABELLA | Laurent | Libéral |
2007-2008 | BERNHARD | Maximilien | UDF |
2008-2009 | BLUM | Pascal | Socialiste |
2009-2010 | SAVARY | Marianne | Verts |
2010-2011 | GABERELL | Thierry | Socialiste |
2011-2012 | JAGGI WEPF | Valérie | Libéral-Radical |
2012-2013 | DESSEMONTET | Pierre | Socialiste |
2013-2014 | CHAPUIS | Jean-David | UDF |
2014-2015 | TANNER | Carmen | Verts |
2015-2016 | CARP | Catherine | Libéral-Radical |
2016-2017 | BALET | Stéphane | Socialiste |
2017-2018 | GAFNER | Pascal | UDC |
2018-2019 | CARP | Catherine | Libéral-Radical |
2019-2020 | WEILER | Christian | Libéral-Radical |
Les syndics depuis 1803
Depuis la fin de l’Ancien Régime, 31 syndics se sont succédé à la tête de l’exécutif d’Yverdon-les-Bains. Leurs portraits sont exposés dans la salle des Pas-Perdus de l’Hôtel de Ville.
LISTE DES SYNDICS

Christin, François-Louis
(1732-1810)
Profession inconnue
Parti inconnu
Syndic de 1803 à 1804

Roguin, Auguste
(1768-1827)
Rentier
Parti inconnu
Syndic de 1815 à 1823

Simond, François
(1795-1867)
Profession inconnue
Libéral-conservateur
Syndic de 1836 à 1862

Simond, Fritz
(1824-1904)
Commis de banque
Libéral-conservateur
Syndic de 1868 à 1870

Naef, Charles
(1821-1892)
Directeur d'un institut de sourds-muets (1847-1869) puis Juge de paix (1874)
Libéral
Syndic de 1888 à 1889

Perret-Ogiz, Charles
(~1830-1912)
Ingénieur
Libéral
Syndic de 1902 à 1905

Bujard, Charles
(1857-1920)
Négociant de denrées coloniales
Libéral
Syndic de 1916 à 1919

Jaquier, Léon
(1896-1955)
Menuisier aux ateliers CFF
Socialiste
Syndic de 1946 à 1953

Duvoisin, Pierre
(1938-)
Maître professionnel
Socialiste
Syndic de 1974 à 1982

Kernen, Olivier
(1960-)
Électronicien
Socialiste
Syndic de 1994 à 2001

Carrard, Jean-Daniel
(1958-)
Dessinateur-architecte
Libéral Radical
Syndic dès 2015

Doxat, Louis
(1773-1861)
Rentier
Parti inconnu
Syndic en 1804 et de 1806 à 1815

Correvon-de-Martines, Pierre-François
(1768-1840)
Notaire
Libéral-conservateur
Syndic de 1823 à 1832

Pillichody, Charles
(1822-1878)
Inspecteur forestier
Libéral-conservateur
Syndic de 1862 à 1864

Roguin, Jules
(1823-1908)
Avocat
Libéral
Syndic de 1870 à 1874

Monneron, Charles
(?-1908)
Emploi de confiance dans une grande maison de commerce à Mulhouse
Parti inconnu
Syndic en 1889

Landry, John
(1849-1926)
Architecte-ingénieur
Libéral
Syndic de 1906 à 1909

Vodoz, Charles
(1860-1939)
Directeur du pensionnat de la Vilette
Libéral
Syndic de 1919 à 1933

Martin, André
(1912-1995)
Instituteur
Radical
Syndic de 1954 à 1968

Perret, André
(1947-)
Ingénieur civil EPF
Socialiste
Syndic de 1982 à 1989

Jaquier, Rémy
(1952-)
Ingénieur, géomètre
Radical
Syndic de 2002 à 2009

Perceret, Jean-Jacques
(1739-1811)
Pharmacien
Parti inconnu
Syndic de 1804 à 1806

Loup, Louis
(1779-?)
Juge
Parti inconnu
Syndic de 1832 à 1836

Flaction, Adolphe
(1819-1869)
Médecin
Radical (dhs) ou libéral-conservateur (de Raemy)
Syndic de 1864 à 1868

de Guimps, Gustave
(1830-1888)
Rentier (De Raemy) / Agriculteur
Libéral
Syndic de 1874 à 1888

Paillard, Emile
(1853-1914)
Fondeur
Radical
Syndic de 1890 à 1902

du Bois, Maurice
(1866-1945)
Propriétaire de Champ-Pittet, major de cavalerie
Libéral
Syndic de 1910 à 1916

Péclard, Ulysse
(1886-1977)
Notaire
Radical
Syndic de 1934 à 1945

Pache, Edmond
(1918-2005)
Receveur de l'État
Radical
Syndic de 1968 à 1973

Guyaz, Raymond
(1943-)
Doyen du gymnase
Radical
Syndic de 1990 à 1993

von Siebenthal, Daniel
(1960-)
Géographe
Socialiste
Syndic de 2009 à 2014
Les municipalités yverdonnoises dès 1898
La Municipalité est l'autorité exécutive de la commune d'Yverdon. Elle a compté cinq membres de 1898 à 1973, puis sept depuis 1974. La première élection de la Municipalité par la population a eu lieu en 1981. Auparavant, les municipaux étaient élus par le Conseil communal.
Clins d’œil sur 29 législatures (1898-2016)
En 118 ans, 9 Yverdonnoises ont été municipales et 67 Yverdonnois municipaux, au sein d’un collège qui est passé de 5 à 7 membres en 1974.
La célébration des 40 ans (2011) du droit de vote accordé aux femmes au niveau fédéral a permis de rappeler que le canton de Vaud avait été pionnier dans ce domaine puisque les Vaudoises l’ont reçu en 1959. Toutefois, Yverdon attendra 1981 pour élire sa première municipale, Antoinette Martin, socialiste.
Dès lors, une femme au moins occupe un des sièges municipal. Elles étaient deux durant la législature 1994-1997, quatre pendant quelques mois à la suite de l’élection complémentaire de 2015, et trois depuis 2016.
La première élection de la municipalité par les citoyen-ne-s et non plus par le Conseil communal remonte à octobre 1981. Quant à la durée de la législature, elle passe de quatre à cinq ans en 2006, avec une année législative qui court du 1er juillet au 30 juin.
La représentation partisane a changé au cours du 20ème siècle. Jusqu’en 1945, libéraux et radicaux se répartissent les cinq sièges. La gauche fait son entrée dans la municipalité en 1946 et renverse la majorité. Quant à la sensibilité écologique, elle est représentée pour la première fois à l’exécutif avec l’élection de Gustave Millason, représentant de Solidarité et Ecologie (législature 1998 à 2001).
Excepté la législature 1950-1953, complètement à gauche, la municipalité ne sera plus monocolore à partir de 1946.
Sur 18 élections complémentaires qui ont ponctué ces 29 législatures, seule celle de 2009, a donné lieu à un renversement de majorité.
4 élections donnent lieu à un large remaniement de la municipalité : en 1898, 1902, 1934 et 1946, 4 nouveaux élus sur 5 sièges. En 2002, ils sont aussi 4 nouveaux élus, mais sur 7 sièges.
4 municipaux sont restés en fonction pendant plus de vingt ans : Charles Vodoz, libéral, 32 ans (1902-1933), dont 14 de syndicature ; Georges Steiner, socialiste, 29 ans (1950-1977), Robert Péclard, droite, 24 ans (1909-1933) et Paul-Arthur Treyvaud, radical, 22 ans (1990-2011).
LISTE DES MUNICIPALES ET MUNICIPAUX
Par ordre d'entrée en fonction
Nom | Prénom | Parti | Début | Fin |
Paillard | Emile | Radical | 1890 | 1902 |
Baatard | Edouard | Radical | 1898 | 1899 |
Garin | Auguste | Libéral | 1898 | 1901 |
Meylan | Charles | Libéral | 1898 | 1901 |
Perret-Ogiz | Charles | Libéral | 1898 | 1905 |
Augsbourg | Louis | Radical | 1899 | 1902 |
Tschumy | Albert | Radical | 1902 | 1907 |
Manigley | Jules | Radical | 1902 | 1909 |
Paschoud | Constant | Libéral | 1902 | 1910 |
Vodoz | Charles | Libéral | 1902 | 1933 |
Landry | John | Libéral | 1906 | 1909 |
Fischer | Eugène | Radical | 1908 | 1913 |
Péclard | Robert | Radical | 1909 | 1933 |
du Bois | Maurice | Libéral | 1910 | 1916 |
Eternod | Henri | Libéral | 1910 | 1921 |
Servien | Prosper-Louis | Radical | 1914 | 1921 |
Bujard | Charles | Libéral | 1916 | 1919 |
Paschoud | Alexis | Libéral | 1920 | 1933 |
Décoppet | Marcel | Radical | 1921 | 1929 |
Pilloud | Robert | Libéral | 1921 | 1929 |
Annen | Alfred | Libéral | 1930 | 1939 |
Petitpierre | Jean | Radical | 1930 | 1932 |
Meige | Paul | Radical | 1933 | 1934 |
Cuendet | Félix | Radical | 1934 | 1945 |
Dupuis | Henri | Radical | 1934 | 1945 |
Péclard | Ulysse | Radical | 1934 | 1945 |
Wasem | Edouard | Libéral | 1934 | 1945 |
Besson | Georges | Libéral | 1939 | 1949 |
Pahud | Jean | Radical | 1946 | 1949 |
Muriset | Albert | POP | 1946 | 1953 |
Oberli | Gustave | Socialiste | 1946 | 1953 |
Jaquier | Léon | Socialiste | 1946 | 1955 |
Mathys | Charles | Socialiste | 1950 | 1953 |
Steiner | Georges | Socialiste | 1950 | 1977 |
Castelli | Georges | Radical | 1954 | 1965 |
Martin | André | Radical | 1954 | 1968 |
Perrin | Marcel | Libéral | 1954 | 1969 |
Mennet | Georges | Socialiste | 1955 | 1961 |
Lassueur | Jean-Claude | Socialiste | 1962 | 1973 |
Wagnière | Gilbert | Radical | 1966 | 1977 |
Pache | Edmond | Radical | 1968 | 1973 |
Gaillard | François | Libéral | 1970 | 1979 |
Duvoisin | Pierre | Socialiste | 1973 | 1982 |
Chevalley | Paul | Radical | 1974 | 1976 |
Jaccoud | Marcel | Socialiste | 1974 | 1981 |
Miéville | Jean-Louis | POP | 1974 | 1981 |
Pérusset | Edouard | Radical | 1977 | 1985 |
Paccaud | Antoine | Socialiste | 1978 | 1989 |
Perret | André | Socialiste | 1978 | 1989 |
Burri | Daniel | Libéral | 1979 | 1984 |
Fiaux | Daniel | Socialiste | 1982 | 1985 |
Vallon | Daniel | Radical | 1982 | 1989 |
Martin | Antoinette | Socialiste | 1982 | 1993 |
Gurtner | Samuel | Libéral, puis indépendant | 1984 | 2001 |
Martin | François | Radical | 1986 | 1989 |
Ducret | Richard | Socialiste | 1986 | 1993 |
Guyaz | Raymond | Radical | 1989 | 1993 |
Burri | Daniel | Libéral | 1990 | 1997 |
Kernen | Olivier | Socialiste | 1990 | 2001 |
Treyvaud | Paul-Arthur | Radical | 1990 | 2011 |
Fivaz | Rosine | Socialiste | 1994 | 1997 |
Layaz | Christiane | Socialiste | 1994 | 2001 |
Forestier | Charles | Socialiste | 1994 | 2006 |
Millasson | Gustave | Solidarité et Ecologie | 1998 | 2001 |
von Siebenthal | Daniel | Socialiste | 1998 | 2014 |
Grand | Hélène | Solidarité et Ecologie | 2002 | 2006 |
Jaquier | Rémy | Radical | 2002 | 2009 |
Burkhard | Marc-André | Libéral, libéral-radical dès 2012 | 2002 | - |
Carrard | Jean-Daniel | Libéral, libéral-radical dès 2012 | 2002 | - |
Pillonel | Cédric | Les Verts | 2006 | 2011 |
Saugy | Nathalie | Socialiste | 2006 | 2016 |
Ruchet | Jean-Claude | Socialiste | 2009 | - |
Savary | Marianne | Les Verts | 2011 | 2016 |
Capt | Gloria | Radical, libéral-radical dès 2012 | 2011 | - |
Jaggi Wepf | Valérie | Libéral-radical | 2015 | - |
Tanner | Carmen | Les Verts | 2016 | - |
Dessemontet | Pierre | Socialiste | 2016 | - |
ARTICLES PUBLIÉS PAR LES ARCHIVES DE LA VILLE DANS LE JOURNAL "BONJOUR!"
Juin 2005, journal n°07 : Des cartes à jouer dévoilent un Yverdonnois du 18e siècle
Mars 2006, journal n°12 : Yverdon au 18e siècle : la vie de bailli
Juin 2006, journal n°14 : Hic sequitur computum
Décembre 2006, journal n°17 : Une assurance maladie en 1779
Février 2008, journal n°24 : Obtenir la bourgeoisie en 1787
Mai 2008, journal n°26 : Le Bureau de secours aux prisonniers
Août 2008, journal n°28 : Historique des bâtiments scolaires
Mars 2009, n°32 : Autrefois et au pas de charge !
Septembre 2009, n°36 : Gaston Richard, un cinéaste amateur yverdonnois